De libertés en crises

12 avril 2014

Ukraine

Source : dedefensa.org

L’Ukraine est l’archétype de toutes les crises, la “crise haute ultime“ et “la mère de toutes les crises”, – à la fois productrice de crises diverses, à la fois réceptacle de crises non moins diverses, – les unes et les autres résumant à la fois les dégâts formidables (type dd&e) de la surpuissance du Système et les effets catastrophiques de son autodestruction. Le cas de la problématique du gaz de schiste est intéressant, parce qu’il présente plusieurs facettes, qui interfèrent dans la crise générale en établissant une sorte de “sous-crise complémentaire”, elle-même à plusieurs facettes.

On a vu l’une d’entre elles, le 10 avril 2014, avec le rappel d’un autre texte du 11 janvier 2013 : la mise en évidence que le “miracle” du gaz de schiste qui devrait faire des USA une puissance énergétique exportatrice du type “United States of Saudi” est une narrative complète (et assez grossière puisque son but est de générer des revenus immédiats pour l’industrie de l’énergie/l’industrie pétrolière). Du coup, les promesses de l’administration US faites à l’Europe de suppléer à ses besoins en gaz si elle abandonne la filière russe dans le cadre de la narrative (une de plus) des sanctions antirusses deviennent une sorte de plaisanterie sinistre qui relève de la pure propagande primaire, spécialité US plus que jamais. Cela apparaît aussitôt évident et introduit un élément immédiat de trouble de plus dans la politique US vis-à-vis de l’Europe dans cette crise ukrainienne.

Naomi Klein soulève un autre aspect, une autre facette de cette “sous-crise complémentaire”, dans un article duGuardian du 10 avril 2014. Klein reprend sa thèse de la shock doctrine (voir son livre La Stratégie du choc), en l’appliquant à l’Ukraine. Klein décrit les plans de l’industrie pétrolière d’“invasion économique” de l’Ukraine, avec une mise à l’encan du type “capitalisme du désastre” en lançant un programme de fracking d’exploitation du gaz de schiste. Bien entendu, tout cela, en plus de représenter l’habituelle stratégie déstructurante et dissolvante de ce capitalisme de choc, repose sur la même narrative qui dissimule la tromperie du “miracle” du gaz de schiste. Klein développe son argumentation critique dans le cadre plus large de la crise du climat, en réfutant l’argument que le gaz de schiste est une réponse de l’industrie pétrolière à cette crise (autre aspect de la même narrative). Pour notre cas, le même argumentaire peut se placer au cœur de la crise ukrainienne, comme un nouvel élément de cette crise avec la volonté du capitalisme de choc de faire de l’Ukraine un bouveau champ d’exploitation de déstructuration et de dissolution, sa réduction à une Grèce de dimension considérable, avec en plus la destruction systématique de l’environnement. (De ce point de vue, la question du gaz de schiste n’est qu’un domaine de destruction pour le profit immédiat parmi d’autres.) Cela renforce encore la perception que l’Ukraine n’est pour l’essentiel qu’une proie de plus pour le Système, mais une proie d’un poids considérable, et générant une crise de déstabilisation générale qui ne peut être qu’accentuée par ce nouvel élément, cette nouvelle “sous-crise complémentaire”...

«The way to beat Vladimir Putin is to flood the European market with fracked-in-the-USA natural gas, or so the industry would have us believe. As part of escalating anti-Russian hysteria, two bills have been introduced into the US Congress – one in the House of Representatives (H.R. 6), one in the Senate (S. 2083) – that attempt to fast-track liquefied natural gas (LNG) exports, all in the name of helping Europe to wean itself from Putin's fossil fuels, and enhancing US national security.

»According to Cory Gardner, the Republican congressman who introduced the House bill, “opposing this legislation is like hanging up on a 911 call from our friends and allies”. And that might be true – as long as your friends and allies work at Chevron and Shell, and the emergency is the need to keep profits up amid dwindling supplies of conventional oil and gas.

»For this ploy to work, it's important not to look too closely at details... [...]

»I call this knack for exploiting crisis for private gain the shock doctrine, and it shows no signs of retreating. We all know how the shock doctrine works: during times of crisis, whether real or manufactured, our elites are able to ram through unpopular policies that are detrimental to the majority under cover of emergency. Sure there are objections – from climate scientists warning of the potent warming powers of methane, or local communities that don't want these high-risk export ports on their beloved coasts. But who has time for debate? It's an emergency! A 911 call ringing! Pass the laws first, think about them later. Plenty of industries are good at this ploy, but none is more adept at exploiting the rationality-arresting properties of crisis than the global gas sector.

»For the past four years the gas lobby has used the economic crisis in Europe to tell countries like Greece that the way out of debt and desperation is to open their beautiful and fragile seas to drilling. And it has employed similar arguments to rationalise fracking across North America and the United Kingdom. Now the crisis du jour is conflict in Ukraine, being used as a battering ram to knock down sensible restrictions on natural gas exports and push through a controversial free-trade deal with Europe. It's quite a deal: more corporate free-trade polluting economies and more heat-trapping gases polluting the atmosphere – all as a response to an energy crisis that is largely manufactured...»

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08 février 2014

Hollande sous les 20% et le triomphe du sarkozysme

Alors qu'un sondage annonce la cote du Président sous les 20%, qu'en déduire en terme de projection sur la composition politique de la France nouvelle. Sous les décombres du Sarkozysme Acte I, le PS, qui n'a ni les moyens (en terme d'adhésion électorale), ni la volonté (en terme de vision solférinienne), ni le soutien (en terme de réalité internationale) pour mener une vraie politique de gauche, est en train de vérifier que la social-démocratie est bien un astre mort, voiture-balai d'une industrie nationale en train de sombrer sous les coups de boutoir à la fois de la haute finance internationale et des pays à main d'oeuvre bradée, surexploitée.

Voyons dans le détail :

 - adhésion électorale :

1) les manifs réactionnaires des anti-mariage pour tous, voire la manif haineuse "jour de colère", les bonnets rouges montrent une masse importante de catégories plutôt de droite prêtes à se mobiliser et à défier l'Etat qui s'auto-proclame "social-démocrate"

2) les démonstrations quotidiennes dans les chroniques économiques des médias de masse, qui, toutes, prônent la supériorité du "laissez-faire" libéral sur la régulation citoyenne des flux financiers et économiques (à l'encontre pourtant de ce que l'on peut observer depuis le début de la crise dite "des subprimes" et alors que tout laisse à penser qu'il faudrait faire exactement le contraire comme le disent de plus en plus d'économistes très sérieux)

3) l'instrumentalisation de l'immigration qui remporte malheureusement un vif écho dans la population dans le sillage de la campagne 2012 de deuxième tour de Nicolas Sarkozy

 

 - vision solférinienne : alors que Montebourg fût le 3ème homme lors des primaires socialistes, Valls (4% aux primaires) est l'homme mis en avant par l'appareil du Parti Socialiste. Déni de démocratie interne et influences social-libérales (cf. Cahuzac, Strauss-Kahn, etc...) très dangereuses

 - réalité internationale : le paradigme actuel fait que ce sont les pays ultra-libéraux qui mènent la danse : Etats-Unis, Allemagne, Chine, ... ou les moins-disants sociaux et écologiques raflent la mise en terme de dumping. On attendait (les plus naïfs en tout cas) quelque chose de l'Europe en terme de protectionnisme, rien ne vient, l'Europe est ouverte à tous les vents et se désindustrialise à grande vitesse, le niveau de vie dégringole sans pourtant la moindre contrepartie écologique, qui pourrrait permettre d'avaler la pilule amère aux anti-productivistes.

Bref, Hollande prépare une abstention massive de gens qui ne voient plus la différence entre sa politique et celle de son prédecesseur. Il prépare des masses de pêcheurs du dimanche qui ne daigneront pas se déplacer le jour de la prochaine Présidentielle.

Le seul chiffre positif vient de la diminution du déficit de la balance commerciale (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a plus de déficit!), lié non moins à l'action gouvernementale qu'à une conséquence directe de la baisse de la consommation liée à la crise, ce qui entraîne la chute des importations. Bref, ce chiffre, qui peut paraître bon, est en fait négatif en terme de PIB. Personnellement il est pour moi de toute façon bon, car tout ce qui contribue à la diminution de la consommation contribue à la préservation de l'environnnement. Le problème restant que cet appauvrissement de la classe moyenne européenne se fait à l'avantage d'autres classes moyennes émergentes qui n'ont que faire des dommages collatéraux écologiques, et que donc, globalement, au niveau mondial, le désastre écologique continue à s'amplifier. Les dérèglements du climat (inondations, sécheresses, énormes tempêtes de neige, ..) que l'on observe ici ou là n'inquiètent personne. Les gens bien en vue nous assurent qu'il n'y a aucun lien avec l'exploitation exagérée des ressources naturelles. Pire, si on en croit la pensée de Naomi Klein, cette accélération des catastrophes sert, en fin de compte, la stratégie ultra-libérale.  Après chaque catastrophe en effet, des pans entiers des économies touchées sont privatisées, libéralisées. Chaque nouvelle catastrophe semble malheureusement lui donner raison.

Bref, comme d'habitude et comme vu dans d'autres pays, la servile social-démocratie n'est en fait qu'un social-libéralisme qui se cache mal et prépare, comme d'habitude, le retour aux affaires de la droite décomplexée.

Hollande, en croyant bêtement bien faire, prépare tout simplement le retour puisssant de Nicolas Sarkozy. Sûr qu'après, il se plaindra des pêcheurs qui ne se sont pas déplacés le jour de l'éléction. On connaît la rengaine...

En attendant, tout est en place pour Sarkozy, Acte II.

Voyant le résultat calamiteux de ce gouvernement, beaucoup se disent : why not?

TL

 

Social-démocrate? Non : Social-libéral!!

Au lendemain de la conférence de presse de François Hollande, le sociologue politique Gérard Grunberg décrypte le positionnement idéologique du président de la République.

François Hollande serre la main de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, en juin 2012 à l'Elysée. (AFP / THOMAS SAMSON) François Hollande serre la main de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, en juin 2012 à l'Elysée. (AFP / THOMAS SAMSON)

 

 

Social-démocrate, François Hollande ? Ou plutôt... social-libéral ? Au lendemain de la conférence de presse du président de la République, au cours de laquelle il a précisé les grandes lignes d'un "pacte de responsabilité" qui fait la part belle aux entreprises, le sociologue Gérard Grunberg, spécialiste des élections et des partis politiques au Centre d'études européennes de Sciences Po, explique pour "le Nouvel Observateur" le mouvement idéologique opéré par le président. 

Bon nombre de commentaires laissent entendre que François Hollande est devenu social-démocrate. Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Les mots ont été employés n’importe comment ces derniers jours. A commencer par celui de "social-démocratie", qui ne renvoie pas à la même réalité en Europe et en France. Et même du seul point de vue européen, les définitions varient selon les époques ! La social-démocratie de la fin du XIXe siècle en Europe repose sur la constitution d’un monde ouvrier organisé, avec des syndicats, des aides, une protection sociale.

Ce n’est pas la social-démocratie dont nous parlons aujourd’hui. Elle renvoie, elle, au modèle d’après-guerre, en l’Allemagne et dans les pays du nord, et repose d’abord sur la reconnaissance claire de l’économie de marché. Idéologiquement, elle renonce au collectivisme et au socialisme. Elle substitue à la lutte des classes ce qu’on appelle le "compromis social", c'est-à-dire un compromis entre les forces du travail et les forces du capital pour redistribuer les profits. Concrètement, c’est la négociation entre partenaires sociaux qui décide des augmentations de salaires ou des versements de dividendes aux actionnaires. Ce modèle domine en Europe à partir de la fin des années 1950 et jusqu'à la fin des années 1970.

Et en France ?

La France est une exception en Europe : la social-démocratie n’y a jamais existé. Ni à la fin du XIXe siècle, en raison d’un socialisme très faible, ni après-guerre puisque le communisme était la force de gauche dominante. Et en 1971 encore, quand la gauche se reconstruit après le Congrès d’Epinay, c’est sur une ligne socialiste traditionnelle, qui fait alliance avec le communisme. On est loin de la social-démocratie. Ce qui pose problème aux réformistes au sein du PS. Dans les années 1980, il ne fallait surtout pas dire que le PS était social-démocrate, au risque de froisser la gauche du parti et les communistes. Social-démocrate, c’était presque une injure ! 

Lionel Jospin lâche pourtant en 1995 : "Je suis social-démocrate"…

- Après le tournant de la rigueur, quand Pierre Bérégovoy est ministre des Finances dans les gouvernements Fabius (1984-1986) puis Rocard (1988-1992), la politique de la gauche s’en approche. Mais elle ne s’avoue pas social-démocrate. Effectivement, Jospin lâche le mot. Mais il arrive tard, car à cette même époque, l’Europe prend le tournant social-libéral !

Que s'est-il passé ? Le vieux compromis social-démocrate a cessé de fonctionner dès la fin des années 1980, dès lors qu’il n’y avait plus assez d’argent à redistribuer. Les négociations entre les partenaires sociaux se sont grippées, n’aboutissant plus à aucun compromis. C’est l’époque où Thatcher arrive au pouvoir (1979) et dénonce le "tax and spend" [taxer et dépenser]. En Allemagne, les droites gouvernent. La social-démocratie ayant perdu tout crédit gouvernemental, la gauche est cantonnée dans l’opposition. Jusqu’à ce que Tony Blair arrive en 1997 en Grande-Bretagne et lance la 3e voie. Gerard Schröder fait de même en Allemagne.

Tony Blair inaugure donc le social-libéralisme européen…

- Oui. En France, l’alliance étroite entre socialisme et libéralisme est considérée comme un conservatisme. Tony Blair, lui, y voit un progressisme. A ses yeux, le rôle de l’Etat est de garantir que l’économie fonctionne bien dans le marché international, en assurant un bon marché du travail, avec des gens instruits, en bonne santé, formés aux évolutions technologiques… On garantit leur employabilité.

Mais Lionel Jospin et le socialisme français rompent avec Blair et Schröder. Pas question de se dire libéral. Jospin a beau privatiser à outrance, il refuse d’admettre que l’avenir, la baisse du chômage, la compétitivité, passent par l’entreprise privée et par la souplesse du marché du travail. Les socialistes français continuent le "tax and spend". Et le défendent encore dans l’opposition.

François Hollande donne l’impression de jouer sur les deux tableaux…

- La campagne de François Hollande était ambiguë sur le plan idéologique. Il a repris des éléments de la social-démocratie d’après-guerre, tout en développant des arguments sur la santé de l’économie, la réduction des déficits, etc. Autrement dit, il était à la fois social-démocrate et social-libéral... sans s’avouer pour autant social-libéral ! Avec un certain optimisme, il pensait en fait que l’économie repartirait. Le problème, c’est qu’elle ne repart pas et qu’avec les engagements très stricts que la France a pris vis-à-vis de l’Europe, le peu de social-démocratie qui restait est périmé.

Aujourd'hui, Hollande s’admet social-démocrate mais il est clairement social-libéral. Il dit explicitement que le rôle de l’Etat est d’aider les entreprises à être compétitives dans l'économie de marché, pour soutenir le marché du travail. Sans quoi on ne réglera pas le problème de l’emploi. Blair a dit : "Je suis le Premier ministre du business". Hollande pourrait dire : "Je suis le président des entreprises".

C’est donc plutôt la fin de la social-démocratie !

- Comme disait Valéry Giscard d’Estaing, "le socialisme, ça ne marche pas". Les emplois aidés coûtent cher et ne réduisent pas le chômage de façon pérenne. Mais Hollande, tout en annonçant une politique social-libérale, demande à son parti d’assumer la phase précédente ! Il n’est d'ailleurs pas certain que le PS s'assumerait aujourd’hui social-libéral.

Quant à la gauche française traditionnelle, PC, aile gauche du PS, elle se retrouve dans une situation de grande faiblesse, parce que sans argent dans les caisses, il lui est très difficile de faire des contre-propositions pour faire baisser le chômage. Gauche et droite sont désormais coupées chacune en deux par la question européenne. Entre une partie qui penche vers l’Europe, et une partie qui penche vers la nation. 

Propos recueillis par Morgane Bertrand - Le Nouvel Observateur

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01 juin 2013

Hollande et l'Europe

Lorsque Hollande emploie enfin les mots qu'il faut : "la Commission Européenne n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire", un concert de propos hallucinants (et hallucinés) s'empare de la classe politique.

La droite allemande ordonne à la France de faire ses devoirs, comme un dominant parle à un dominé, insistant sur le fait que l'Europe ne peut plus attendre la France.
Or, l'Europe, qui n'existe pas sans la France, est dirigée par des technocrates sans légitimité électorale (la Commission Européenne) , donc cela vaut moins que rien sur le plan démocratique.
Cette technocratie (et non pas démocratie) ne laisse plus les élus essayer d'honorer leurs promesses électorales (ce qui est déjà bien compliqué), il y a donc un risque, à terme, d'insurrection et de guerre civile en France ou dans d'autres pays européens encore plus touchés.
Les mêmes personnalités depuis plus de 30 ans en profitent pour enfoncer le clou, démontrant par là qu'ils ne sont que des soumis à la nouvelle noblesse européenne, corrompus si ce n'est par l'argent, au moins dans le cerveau par les milieux d'affaire.
Il est d'ailleurs plus qu'affligeant de voir des ex-soixante-huitards truster tous les médias depuis plus de 30 ans, indéboulonnables et omniprésents, et demander dans le même temps à tout le reste de la population d'accepter la précarité à vie. Pour conserver ses avantages et sa sécurité (emplois à vie dans les médias, conseils d'administration, partis politiques, etc..) , une petite classe de la population française, complètement dépassée par les événements depuis 5 ans (le début de la crise) et qui ne mériterait donc que d'être remplacée, veut imposer l'insécurité à tout le reste de la population française, alors que la solution se trouve dans cette population et non dans les idées usées, polémiques, inefficaces et non pertinentes  d'une large part de la classe politique qui est plus que trop influencée dans ses programmes par la rengaine de l'argumentaire des banquiers et capitaines d'industrie, largement responsables de la situation vécue par le reste de la population.
Prendre donc la défense de Hollande...
Tout en ne perdant pas de vue qu'il y a les mots dits en France et les décisions réelles prises.
Le lendemain du délai accordé par Bruxelles sur la résorption du déficit français, les membres du gouvernement étaient sur tous les médias en train d'annoncer une nouvelle inflexion dans la réforme du système de retraites.
Le mérite de cette phrase de Hollande est qu'elle révèle l'Union Nationale des principaux partis politiques français (PS, UMP, Modem, voire Front National mais pour le FN cela sera révélé plus tard) autour de cette idée d'austérité pour réduire la dette, en fait simple prétexte pour casser le modèle social français qui met dans l'embarras tous les hauts patronats du monde.
Le problème avec Hollande, c'est que ses rares phrases logiques n'entraînent jamais les décisions dont elles devraient pourtant être la conséquence. Dit autrement : sur des constats aussi tranchés, il importe d'en tirer toutes les conséquences.
Simple posture électorale en direction de sa gauche, il est à craindre que chômeurs, précaires, interdits bancaires, travailleurs pauvres, mal logés, salariés modestes, jeunes, syndicalistes d'usines bradées sur l'autel du profit bancaire et compagnie ne se contentent plus de simples phrases à unique visée électoraliste, et que les rangs de la gauche d'en bas :
 - au mieux désertent les prochains scrutins
 - au pire ne se tournent vers des discours nationalistes diamétralement opposés et annonciateurs de grands périls!
TL

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19 mai 2013

Roosevelt 2012

Extraits de propositions du collectif "Roosevelt 2012"

Lien du site Roosevelt 2012 pour l'ensemble des propositions : http://www.roosevelt2012.fr/

1Redonner de l'oxygène à nos Étatsen PDF

> diminuer très fortement les taux d'intérêt sur la vieille dette

Est-il normal que les Etats payent 600 fois plus cher que les Banques privées ? On a appris récemment que la Réserve fédérale américaine a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme gigantesque de 1.200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.

Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples subissent de plein fouet des plans d’austérité car les marchés financiers ne prêtent de l’argent à certains États qu’à des taux de 6, 7 ou 11 %. Asphyxiés par de tels taux d’intérêt, les gouvernements sont poussés à bloquer les retraites, les allocations familiales ou les salaires des fonctionnaires et à couper dans les investissements, ce qui accroît le chômage et va nous faire plonger bientôt dans une récession d’une extrême gravité.

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent d’habitude à 1 % auprès des Banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 % mais que, en cas de crise, les Etats soient obligés, au contraire, de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ?

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2 Dégager de nouvelles marges de manœuvre financièresen PDF

> créer un impôt européen sur les bénéfices des entreprises

Le taux d’impôt sur les bénéfices des entreprises n’est que de 25 % en moyenne en Europe contre 40 % aux Etats-Unis. C’est le monde à l’envers ! On croyait que les Etats-Unis étaient les plus libéraux mais ils taxent plus que nous les bénéfices des entreprises.

Taux moyen d’impôt sur les bénéfices des entreprises
U.S.A. 40 %
Europe 25 %

Pourquoi l’Europe a-t-elle un taux aussi faible ? Depuis l’adhésion de l’Irlande et de la Grande-Bretagne, en 1973, tous les états européens sont poussés au moins-disant fiscal par les états qui baissent leur impôt sur les bénéfices pour attirer les entreprises. L'Irlande a baissé son taux à 12 % et tous les états membres ont du baisser leur impôt sur les bénéfices… Au niveau européen, le taux moyen d'impôt sur les bénéfices a baissé d'un tiers en vingt ans. Ce moins-disant fiscal est l'une des causes importantes de l’endettement public.

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3 Mettre fin au sabordage fiscal nationalen PDF

Pour sortir de notre dépendance aux marchés et rééquilibrer nos comptes publics, on peut trouver aussi d’importantes marges de manœuvre au niveau national en annulant une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches depuis 10 ans.

Le rapport du député UMP Gilles Carrez publié le 5 juillet 2010 montre que si on annulait l’ensemble des baisses d’impôts votées depuis 2000, l’Etat aurait chaque année 100 milliards de plus dans ses caisses. Si nous revenions simplement à la fiscalité qui existait en 2000 (nul ne la jugeait confiscatoire ou sovietiforme), notre déficit se transformerait en excédent !

L'Etat a perdu 100 milliards de recettes fiscales
Les Echos du 5 Juillet 2010

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4 Boycotter les paradis fiscauxen PDF

> utiliser le levier de la commande publique

Un rapport du Parlement européen estime que la fuite vers les paradis fiscaux provoque chaque année un manque à gagner fiscal de l’ordre de 1 à 1,5% du PIB pour chaque État membre. En France, c’est chaque année une perte de 20 à 30 milliards d’euros. Au-delà des beaux discours, aucune action sérieuse n’est engagée aujourd’hui pour les lutter contre les paradis fiscaux.

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5 Limiter au maximum les licenciementsen PDF

L’Allemagne a connu en 2009 une crise économique deux fois plus grave que notre pays. Pourtant, malgré un choc économique 2 fois plus fort, le chômage a augmenté 6 fois moins en Allemagne qu’en France.

  Récession 2009 Evolution du chômage
Allemagne - 4,6 % + 220.000
France - 2,3 % + 1.200.000

Comment expliquer ce « miracle » ? Les syndicats allemands sont allés voir Angela Merkel pour exiger que le licenciement devienne un dernier recours et que la règle générale soit de garder le maximum de salarié(e)s, le maximum de compétences, dans l’entreprise en développant le Kurzarbeit.

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6 Sécuriser les précairesen PDF

Dans chacun de nos pays, chaque mois, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes arrivent en fin de droit et basculent dans une très grande précarité. Vu la gravité de la crise et le peu d’espoir d’un retour rapide au plein-emploi, il est urgent de prolonger l’indemnisation des chômeurs et d’améliorer leur accompagnement et leur accès à la formation.

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7 Interdire aux banques de spéculer avec notre argenten PDF

> séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires

Pour protéger l’épargne des citoyens et ne pas faire courir de risques aux finances publiques ni au financement de l’économie réelle, le principe d’une séparation étanche entre Banques de dépôt et Banques d’affaires vient d’être acté en Grande-Bretagne mais les lobbies ont obtenu que son application soit repoussée à… 2019 ! C’est évidemment beaucoup trop tard. Vu le risque qu’une crise majeure éclate bientôt sur les marchés financiers, il faut mettre en œuvre cette réforme sans tarder pour protéger l’économie réelle.

Pour interdire aux banques de spéculer avec l’argent de M. et Mme Tout-le-monde, il faut séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires. C’est une des premières réformes qu’a fait adopter Roosevelt en 1933 en faisant voter le Glass Steagal Act. 

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> Signez dès maintenant l'appel pour une vraie séparation des banques d'affaires et des banques de dépôt !

8 Créer une vraie Taxe sur les Transactions Financièresen PDF

Si une telle taxe avait été créée en 2008, même à un taux très faible, elle aurait déjà rapporté entre 250 et 600 milliards. La crise grecque aurait pu être réglée très vite, sans demander d’efforts aux peuples d’Europe. Qu’attendons-nous pour créer enfin cette taxe et rassurer le peuple allemand comme les autres peuples d’Europe en leur disant que c’est la dernière fois qu’on leur a demandé un effort injuste ?

Dorénavant, ce sont les marchés financiers qui seront mis à contribution pour abonder le Fonds européen de Stabilité.

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9 Lutter contre les délocalisationsen PDF

> imposer le respect des normes sociales et environnementales dans le commerce mondial en convoquant un nouveau Sommet de Philadelphie

En 1944, avant de convoquer le sommet de Bretton-Woods qui va reconstruire le système financier international, Roosevelt organisait le sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect d’un certain nombre de règles sociales : "le travail n’est pas une marchandise. (…) Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale" affirmaient Roosevelt et les autres chefs d’état avant de définir des règles sur les salaires, le temps de travail et le partage entre salaires et dividendes…

Des règles très concrètes à respecter dans chaque pays comme dans le commerce mondial. Avant que les néolibéraux ne les démantèlent, ces règles ont permis 30 ans de prospérité sans dette.

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18 mai 2013

Banquiers : ils avaient promis de changer

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11 mai 2013

La route vers nulle part

Les grands débats sont aujourd'hui absents du concert médiatico-politique "mainstream".

Les mots sont biaisés et n'aboutissent à aucun élément concret. Une "novlangue" marketing sans objet, des embrayeurs rhétoriques logiques sans logique placés dans les discours. Des déclarations racoleuses pour frapper l’esprit du chaland, noyées dans des discours où les opposés se côtoient sans autre forme de procès. Le blanc et le noir sont associés dans une même phrase, chacun y trouve son compte mais personne, dans la classe médiatique censée éclairer le citoyen, ne fait l’analyse critique qui conviendrait. Le plus bel exemple date de l’époque Sarkozy, avec une ministre de l’Economie, employant le terme « rilance », condensé de rigueur et de relance, dont on voit les résultats aujourd’hui, en France et dans l’Europe entière. Devant cette incapacité à formuler des projets concrets, les grands partis de pouvoir appliquent exactement les mêmes politiques, en terme économique et social et prennent leurs consignes à Bruxelles, dans un déni infernal de la souveraineté nationale. Cela s’appelle le libéralisme. La gauche semble la plus prompte à s’y colleter (avec comme exemple frappant la Nouvelle-Zélande depuis le tournant de 1984), comme toujours depuis les années 80, car elle noie son discours économique libéral dans un libéralisme des mœurs et de la culture qui plait aux intellectuels, artistes et journalistes, qui ne connaissent pas les fins de mois difficiles de la grande majorité de leurs concitoyens. Cela ouvre des boulevards à la droite et à l’extrême-droite et assure l’alternance libérale voulue par le grand patronat.

Devant ce constat, que je veux à la fois lucide et amer, que reste-t-il au citoyen, privé de son débat économique droite-gauche, c’est-à-dire le seul débat politique qui compte ? Tous les autres en découlent en effet. On mesurait jusqu’à il y a quelques décennies le progrès d’une civilisation à sa capacité à faire baisser les inégalités. Aujourd’hui, les seuls critères qui comptent semblent être, dans l’ordre, le PIB, le contrôle des déficits, la balance commerciale et le taux de chômage. Le taux de pauvreté est trop peu mis en avant. Si on en  croit tous les adorateurs du dieu teuton, on est tout à fait dans ce cas de figure. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, c’est le TINA (There is no alternative) qui a colonisé les esprits. Les politiques économiques et sociales menées par les conservateurs et les sociaux-démocrates sont identiques, seul le verbe change, les applications sont identiques. Les sociaux-démocrates, depuis toujours, croient qu’ils vivent dans un monde de Bisounours, et chaque fois, leurs tentatives de réguler le capitalisme se sont soldées par des échecs cinglants.

Il ne reste donc plus rien à l’électeur pour changer les choses par les urnes, à quelques exceptions près, aujourd’hui minoritaires, mais que les évènements pourraient peut-être rendre plus puissantes. En effet, comme je le dis depuis le début, le libéralisme, par sa puissante résistance au changement et par sa force financière, ne fait que retarder l’échéance. On nous fait croire qu’un écroulement de ce système serait d’abord préjudiciable aux plus faibles. Je n’en crois rien, le désengagement social de l’Etat nous prouve que continuer avec ce système sera au contraire bien pire, demandez aux Grecs. Evidemment, les forces humaines auront toujours le dernier mot, et si la débrouille peut parfois paraître injuste aux plus démunis, que dire d’un Etat social se désengageant d’un processus où il a rendu chaque citoyen dépendant de lui pour ensuite tout rendre aux forces du marchés qui se moquent bien du sort des damnés de la Terre, des damnés de la France.

Le vrai débat, suite à la crise (déjà cinq ans), n’aura donc pas lieu, en tout cas il ne sera pas arbitré par les forces politiques majeures (PS et UMP en France), qui préfèrent se chamailler sur des broutilles dans un cloche-merle permanent (histoires de pains au chocolat, par exemple…) alors qu’ils se partagent tous les postes de la République depuis des décennies. Le plan de carrière et la course au poste gratifiant semblent être le seul sport qui les intéressent, l’intérêt général de leurs concitoyens leur importent peu (Fillon, alors que la préoccupation des français est à des années-lumières de sa propre vision nombriliste du Monde, qui annonce sa candidature pour….2017, vous avez bien entendu….2017… et Sarkozy qui prépare son retour). On voit bien que tout cela est absurde, alors que le pays traverse l’une des plus grandes crises de son histoire.

Tout cela me désole, bien sûr, et je pense que mon analyse de ce monde finissant arrive à son terme. Il n’y a rien d’autre à en tirer si ce n’est que tout cela n’aboutit à rien sinon à une corruption accélérée de l’appareil d’Etat (Affaire Bettencourt, affaire Cahuzac,…). Je vais désormais m’intéresser à l’écologie, beaucoup plus dans le détail, dans une véritable démarche citoyenne et en en étudiant tous les aspects économiques. Plus les jours passent, en effet, et plus je me rends compte que les clowns qui sont censés nous diriger et nous représenter sont des irresponsables et que leurs combats ne sont même pas dignes d’une cour de maternelle.

TL

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28 avril 2013

Union Nationale

78% des français favorables à un gouvernement d'Union Nationale. Ca y est, on y est...
"This is it" comme disent les anglo-saxons...

La catastrophe approche.
Que va-t-il se passer?

Certains libéraux de droite et de gauche vont se regrouper et montrer leur vrai visage : "bonnet blanc et blanc bonnet".
L'hypothèse Bayrou se précise, lui qui représente l'extrême-centre puisqu'il se définit lui-même ni de droite, ni de gauche. Comme disait Mitterrand à propos du centre : ni de gauche, ni de gauche....
En fait, il n'est ni PS, ni UMP. Il est juste clairement de droite, et de droite libérale, pro-euro, pro-austérité. Il est donc le dénominateur commun entre blanc bonnet et bonnet blanc (comprenez : PS et UMP). Il se rêve gros bonnet. La chance va lui être offerte. Il finira grand benêt, c'est assuré par la catastrophe qu'il provoquera. Où est passé l'époque où il scandait : "si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus rien" pour justifier son départ de l'UMP. Autre temps, autres moeurs.... Ou la propension des hommes politiques à changer d'avis comme de chemise, au gré des évènements et des postes alléchants... Sa seule constante aura donc été son anti-sarkozysme radical, partagé par bon nombre de français, et raison pour laquelle François Hollande est aujourd'hui Président (ce n'est en effet pas son catalogue-programme sans cohérence qui a poussé les gens dans les urnes).

Le libéralisme est une idéologie de droite, c'est pourquoi le PS français renie sa gauche, comme tous les partis sociaux-démocrates européens, en assumant clairement son côté social-libéral, comme le déclarait sans pudeur Cahuzac avant de plonger par où il avait pêché. En effet, une des constantes des hommes politiques se déclarant sociaux-libéraux, comme lui et StraussKahn, est leur proximité affligeante avec le monde des affaires et les pratiques courantes d'exil fiscal, entre autres forfaitures qui sont liées à ce monde, il est donc dans leur intérêt bien compris de nier la lutte des classes, puisque la classe à laquelle ils appartiennent n'a aucun intérêt à ce que cette lutte soit visible. Malheureusement pour eux, il faudra bientôt être aveugle pour ne rien voir, sans cervelle pour penser tous la même chose, et donc, selon le Bayrou ancienne version, ne rien penser.

Pour l'instant, les français, grands épargnants devant l'éternel, ne veulent pas qu'on touche à l'ordre établi. C'est pourquoi le gouvernement d'Union Nationale rafle tous les suffrages dans l'opinion (78% favorables) : ils ont la trouille pour leurs économies. Lorsqu'ils vont comprendre que la politique d'austérité va manger leur épargne, les données vont quelque peu changer, le discours justifiant l'austérité pour préserver l'épargne me fait sourire, plus que ça, même, les bras m'en tombent devant de telles abbérations économiques distillées à longueur de médias par des experts qui ne font en fait que défendre leurs intérêts de classe par une propagande calibrée. Je vois déjà quelques amis gronder auprès de leur banquier devant la fonte comme neige au soleil de leur assurance-vie (l'assurance-vie est en fait constituées d'obligations souveraines, donc vu la dette des Etats qui ne sera jamais remboursée, il va y avoir quelques dégats). Mais pour l'instant, l'essentiel des citoyens-épargnants avalent ce discours calibré, régime calinothérapie solférinienne en lieu et place de véritables mesures efficaces...

Ce gouvernement va se bâtir évidemment sur dénonciation des extrêmes.
Lorsqu'il va s'avérer que ce renforcement de l'austérité souhaitée par les libéraux va mener au désastre que restera-t-il? Une gauche divisée, une droite éclatée et .... des extrêmes dopées.

Voyons comment, dans cette atmosphère nauséabonde, les médias accompagnent le mouvement. Le JDD, toujours à la pointe de la contre-révolution libérale sous des airs de ne pas y toucher titre sur les 78% favorables à l'Union. L'Express, qui descend dans les caniveaux depuis de longs mois, titre "Et pendant ce temps...elle monte", nouvel hommage à Marine Le Pen et nouvelle accusation à peine voilée à l'encontre de Hollande, l'Express ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre que la montée du FN est dans la stratégie de Hollande pour vérouiller le vote UMP et faire exploser la droite. Le Point, fidèle à sa couleur politique, culpabilise les français : "Les français sont-ils paresseux? : les vrais chiffres du temps de travail et du chômage". Je m'attarde sur ce dernier "point", car cela fait des décennies que le chômage est assimilé à de la paresse, une rigueur intellectuelle saine et propre démonte ça en 2 minutes, mais ça continue... En effet, dans un pays où le chômage est à 3,2 Millions de chômeurs et où 400.000 postes ne sont pas pourvus. Mais on comprend bien ici la logique libérale à l'oeuvre : les français sont trop protégés, c'est pourquoi ces 400.000 postes ne sont pas occupés. Il faut donc casser les protections. Cela laisse un solde de 2.8 Millions de personnes sur le côté. Et je ne parle pas du vrai chiffre, plus proche de 5 Millions. Oui mais, nous disent tous ces experts, cela générerait un cercle vertueux... Ah bon? Depuis 30 ans, qu'on rogne sur les protections sociales, le nombre de chômeurs n'a fait qu'augmenter. Et l'accélération de cette casse sociale ces dernières années ne fait qu'aggraver le problème. Mais non, ces gens continuent à beugler les mêmes discours.

Bref, ce gouvernement d'Union Nationale éventuelle serait en réalité l'aveu d'un échec. Pour le PS d'abord, qui après avoir battu la droite en 2012, se ridiculiserait en l'appelant à la rescousse. Pour tous les partis de gouvernement ensuite, car le message sera : "vous voyez, ça fait 30 ans qu'on mène les mêmes politiques, c'est un fiasco, mais ne vous révoltez pas, vous voyez bien qu'il n'y a pas d'autre solution puisqu'on travaille ensemble!"

Rappel du désastre européen, où cette Union Nationale prend ses racines, rappel du gâchis incroyable de temps et de talents, d'argent, car pour faire tenir ce système fou, il faut dépenser de plus en plus d'argent qui est de moins en moins disponible.

72% des espagnols - 69% des anglais - 59% des allemands - 56% des français - 53% des italiens ne croient plus au projet européen.
Suite à ce sondage catastrophique, le Président de la Commission Européenne Barroso vient d'annoncer que les politiques d'austérité avaient atteint leur limite.


La relation franco-allemande se durcit.


Il est évidemment trop tard pour se réveiller, le mur des réalités approche trop vite. Ces suffisants préfèrent s'indigner d'un mur des cons fort légitime et légal, preuve que leur vision des priorités économiques et sociales est complètement masquée par des techniques de com' bidon.
Avant, les seigneurs médiévaux se planquaient derrière leur château-fort.
Cela les tenait éloignés de toute réalité : on sait comment ça s'est terminé.
Aujourd'hui, nos seigneurs libéraux se planquent derrière le le mur de la com'.
Les dirigeants politiques vont bientôt comprendre que ce ne sont pas leurs amis dirigeants d'entreprise qui votent en masse.
L'ère du changement factice va durer encore quelques mois avant que cette colère ne s'exprime dans les urnes.

J'en termine avec les tribulations médiatiques de Mélenchon, qui ridiculise ce système de l'entresoi et terrorise tout le monde, battant des records d'audience à chaque passage sur un plateau de télévision. Le visage livide de certains journalistes en dit long sur l'état de panique qui règne dans ce petit monde. Oui, vraiment, ils auront bien besoin d'un gouvernement d'Union Nationale pour espèrer vaincre cette vague qui monte rapidement.
Mélenchon a encore explosé les records de l'émission "des paroles et des actes" et a détruit en 2h30 le concept de cette émission, exemple de corporatisme bidon de ce mur de la com'.
Aucun commentaire dans la "presse-torchon" de la "gauche-caviar" le lendemain. Bon signe que ces scribouillards baissent leur caquet.
L'audience record a vite été relativisée par Nathalie St-Criq : "l'audience ne veut pas dire que les gens sont d'accord."
On rigole....Ce n'était nullement la question, j'en déduis que ces journalistes aux ordres ont été traumatisés par la prestation de Mélenchon, qu'ils avaient des objectifs venus d'en haut et qu'ils ont échoués ("Môssieur" Lenglet était livide).

TL

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