De libertés en crises

15 mars 2013

Changement factice, changement réel

"Le changement, c'est maintenant". La rengaine électorale de 2012 est en train de se transformer en la farce la plus cruelle de toute l'histoire de la 5ème République. En effet, de quel changement parle-t-on? Il est deux manières de voir les choses : le changement réel et le changement factice.

Une élection est l'acte de citoyens, qui par leur vote, délèguent une partie de leur pouvoir à des représentants censés avoir une prise réelle sur leur propre réalité. Or, que voit-on aujourd'hui? L'espèce humaine est arrivée à un stade de son histoire, surtout dû aux progrès technologiques, où un changemnt réel, d'envergure mondiale est en cours et contre lequel personne ne peut absolument rien. Ce changement-là, réel, nécessite de revoir toutes les façons de penser réalisées jusqu'à aujourd'hui. Exemple simple : le progrès technologique permet de produire des choses nécessitant de moins en moins de travail humain. C'est un donné contre lequel on ne peut rien. Et c'est un changement réel. Face à cela, on pourrait penser que les gens à qui nous déléguons notre pouvoir par le vote, prennent des mesures de changement simples que même un enfant de 5 ans est capable de comprendre. La réduction du temps de travail et un meilleur partage de la richesse produite par les machines au sein des populations. Au lieu de cela, que voit-on? Des décideurs politiques, faisant comme si rien n'avait changé, et qui, à des situations nouvelles, appliquent des recettes anciennes. Au lieu de réduire le temps de travail, ils ne parlent que de productivité, d'augmentation de la durée de cotisation, et de moins bien répartir les richesses, par exemple en réduisant la pension des retraités actuels. Forcément, si la base ancienne de distribution des pensions tenait le choc car basée sur des sociétés de plein emploi où l'informatique n'existait pas encore, aujourd'hui, cette richesse supplémentaire, au lieu d'être partagée, reste dans les mains d'une classe infime de la population. Un ingénieur, lorsqu'il construit une voiture ou un pont, se base sur des contraintes réelles et non sur des idéologies. Il est en effet évident de penser que si plus assez de travail est disponible mais que la richesse créée ne fait qu'augmenter, la base de redistribution ne doit plus provenir du travail mais d'une part de la plus-value grandissante grâce aux moyens technologique plus performants.

Je passe sur le ridicule et le fiasco de la sortie dijonnaise où tout le monde a bien compris que le changement n'avait jamais eu lieu (forces de police pour écarter de simples passants sans armes et violence, juste des mots, ça ne vous rappelle rien. Pendant ce temps-là, le ministre de l'Intérieur envoie les forces de police mater les manifestants d'Arcelor Mittal et ça finit par un oeil crevé pour un syndicaliste ou les violences contre les opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes. Pendant ce temps-là, on attend toujours les résultats de ce même ministres de l'Intérieur contre les vrais délinquants du trafic de drogue, par exemple, trafic en pleine explosion). Toujours sur la sortie dijonnaise, je passerai sur le ridicule de la signature de 4 emploi-jeunes alors que 1000 chômeurs supplémentaires par jour viennent gonfler les chiffres de Pôle-Emploi. Bref, tout cela est de l'amusement pour enfant de 12 ans et commence à lasser même les plus crédules.

Je n'aimerais que ces hommes-là fabriquent ma voiture ou construisent des ponts, j'aurais terriblement les jetons. C'est exactement ce qui en train de se passer avec l'air factice du changement qui n'est que l'alternance entre une gauche classique et périmée et une droite classique et périmée qui sont incapables de prendre la mesure du changement réel. Quelle est la différence entre gauche et droite classique : aucune. La droite a sacrifié son idée de la Nation à l'idéologie internationale libérale. La gauche a sacrifié son idée du social au libéralisme anti-social. Les deux sont empétrés dans la glue libérale et n'arriveront donc pas à s'en défaire, il est trop tard pour eux, même si les perroquets médiatiques roulent pour eux encore un temps. Le problème qu'ils commencent à entrevoir est que plus personne ne va les écouter. D'autres alternatives pointent déjà le bout de leur nez. Ce n'est que le début de la fin pour eux. Et ça, c'est un vrai changement. Un autre changement réel. OUSTE! Dehors! Laissez la place où on vous dégage de force!

TL

Posté par titiactu à 23:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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